mercredi 11 avril 2012

DANS MON RACE.

Et comme chaque fois que ça ne va pas trop, je reviens ici.


J'aimerai avoir le temps de prendre mon temps. Pour ne plus avoir mal a lire ce genre de phrase. Est-ce de ma faute si je n'ai pas d'autre choix que de travailler le weekend pour garder ma putain d'indépendance ? Est-ce que donc ma faute si je boucle mes dossier à rendre de justesse, voire à la bourre ? Est-ce ma faute si on peut pas se voir comme on veut ?
Apparemment oui.


Bon ben oui, c'est de ma faute. Mais je fais ce que je peux. Je peux pas encore me couper en deux, être ici et là en même temps. Je vais pas m'excuser de manquer d'heure dans mes journées, de jours dans mes semaines. Je fais ce que je peux, putain. Alors stop. C'est trop facile de m'enfoncer la gueule dans le sable. C'est trop facile, parce qu'à part mes larmes, je n'ai aucune arme de défense.Et je l'ai déjà dit, me secouer ne sert à rien. J'ai pas besoin qu'on me bouscule, j'ai besoin qu'on m'aide. JE FAIS CE QUE JE PEUX, BORDEL.

A ce moment là, j'aimerai être de celles qui ont la force de tout plaquer. Partir loin pour réfléchir.
Faut pas me bousculer. Faut pas me pousser. Je suis trop instable pour supporter autant de remous. Souffler le chaud, puis d'un coup le froid, c'est trop dur pour moi. Mentalement je suis à bout. A chaque fois, je me dis que c'est bon, que je suis arrivée au fond, que je vais remonter, mais à chaque fois, le gouffre se creuse un peu plus. A chaque fois je descend de quelques mètres sous terre. J'étouffe.


J'étouffe...

mercredi 4 avril 2012

Il y a des jours comme ça. On ouvre un œil, et puis l'autre. Et on sent que ça ne passera pas comme d'habitude. Il fait plus sombre déjà. Des nuages après des jours de beau temps. Comme un mauvais présage.
Il préfère être seul. Il veut réfléchir. Ce n'est pas ma faute. C'est comme ça.
Mais non je ne lui en veux pas. Mais moi je ne sais pas réfléchir seule. Et à quoi je sers dans tout ça ? Et si je peux pas l'aider maintenant, qu'il préfère se poser des questions en solitaire, plus tard, on fera comment ? On retournera chez nos parents, un jour ou deux ?


"Comment te considères-tu en ce moment même ?"
Comme une vieille chaussette trouée, qui n'a plus son double. On ne la jette pas, au cas où, mais on sait pas quoi en faire.


Note à moi même : penser à prendre un parapluie.

mardi 6 mars 2012

"Si je vais mieux maintenant, je ne me le demande pas..."

Je n'ose pas vraiment mettre de mots sur mes angoisses. Mon manque d'assurance. Ma crainte de l'échec, de l'abandon, de la solitude. Mon sourire qui cache cette insatiable envie de pleurer. D'ailleurs, j'ai pleuré toute la journée. Parce que les pâtes étaient trop cuites, que le micro-onde a lâché, que je ne le mérite pas, que j'ai eu peur qu'il m'abandonne. Je pleure encore et je ne sais même pas pourquoi. J'ai l'impression d'être à côté de mes pompes, de m'être comme spectatrice de ma vie. Le monde avance et moi je reste sur le bas-côté, perdue.


Perdue.


Et comme "Doctissimo m'a tuer", je suis tombée "par hasard" sur un site listant les symptômes de la dépression. Pour ma part, c'est presque un carton plein.
Je vais peut-être devoir m'inquiéter, faire quelque chose de concret.


En attendant de vraiment oser mettre ce vilain mot sur mon état, je m'excuse platement auprès de ceux qui doivent me supporter.
Lui, surtout.

vendredi 2 mars 2012

I will survive

La vie. Ses hauts. Ses bas. Ce yoyo interminable entre les joies et les doutes. L'allégresse et les craintes.


J'ai perdu des amis. J'veux dire, des amitiés se sont brisées parce que l'équilibre n'était plus. Je me suis convaincue que c'était mieux ainsi, qu'on ne peux rien construire sur de la rancœur. Mais parfois je pense que c'est mon propre équilibre qui en a pris un coup. Pour avancer, j'ai besoin d'avoir une base solide sous mes pieds, pour me porter, m'aider à aller de l'avant, avancer tout simplement. Alors devoir faire sans certains de ceux qui étaient à la base, justement, c'est un peu comme un tremblement de terre. Chacun de ceux qui me sont chers m'apportent une chose en particulier, et toutes ces choses cumulées m'aident... à vivre, disons le. Mais on ne reviendra pas en arrière. A moi de faire avec les morceaux restant.


IL est devenu tellement indispensable à ma vie. Trop ? Non, pas trop, bien sur que non. Mais il m'arrive parfois de me réveiller la nuit, de le regarder dormir, me tournant le dos, et de me demander pourquoi il me tourne le dos. S'éloignerait-il ? M'aimerait-il moins qu'il y a une heure ? Aurai-je gâcher quelque chose ? C'est purement paranoïaque, je le sais bien. Mais IL constitue le morceau le plus gros et le plus important de mon équilibre. Donc si lui se détache, je tombe dans un gouffre. "Il n'y a pas d'amour, il n'y a que des preuves d'amour" parait-il. J'ai les preuves qu'il m'aime, j'en ai pleins. Mais un mot qui ne sonne pas comme les autres, un regard troublant, et c'est moi qui suis troublée.


Ma relation avec moi même. Je t'aime, moi non plus. C'est la première fois depuis longtemps que je me sens aussi mal dans ma peau. Alors quand on me propose d'aller à la piscine, c'est une bouffée de panique qui m'envahit. Et cette foutue peur du regard des autres, de leur jugement. Je rêverai de savoir dire que j'emmerde le monde, et tant mieux s'il me le rend bien. Mais voilà, je ne sais pas.
Alors il m'arrive de passer des heures dans ma chambre, bloquée sur mon écran d'ordinateur. Je n'ai envie de rien, l'idée même de me lancer dans une activité m'épuise. Je fais les choses machinalement, je ne veux surtout pas parler. Et quand j'ai le dos tourné, quelques larmes coulent. C'est presque involontaire, c'est comme si quelque chose craquait en moi, de toutes petites craquelures, de toutes petites fissures.
Je vais y survivre.






lundi 6 février 2012

Amen, Omen.


Et c'est une nouvelle page qui se tourne.
Et je repense à tous ceux que j'ai perdu, que je perds, que je perdrai encore.
A quoi bon vouloir réanimer des amitiés mortes ? A quoi vouloir cicatriser un gouffre ? Cela fait des mois que rien ne va plus. Il est temps de se l'avouer. De prendre de grandes décisions. De souffrir un peu, mais ça passera. On oublie pas les gens, mais le temps atténue la douleur. Chaque période d'une vie contient son lot de défaites. Celle-ci est énorme. On se voyait au mariage des uns et des autres, témoins, parrains ou marraines. Il n'en sera rien. En tout cas pour certains.
D'autres restent. Le cercle est plus intimiste, plus fort peut-être ?


Je vais bien. Je pense que je m'y étais préparée depuis longtemps.
Depuis le début.


"Amen, Omen, will I see your face ?
Amen, Omen, can I find a place within to live my life without you ?"


Tout est dit.

vendredi 3 février 2012

Happy Together

J'ai réussi. J'ai enfin réussi. Un semestre du premier coup.
Je peux le faire. Il suffit d'y croire un peu.
Je n'y crois jamais. J'ai cet énorme défaut (entre autres) de n'avoir aucune confiance en moi, en mes capacités, en mon pouvoir de réussite. Et puis il suffit d'un tableau d'affichage, d'un "admis" à côté de mon prénom pour y croire enfin un peu.
"Admis", quel joli mot.
Je remets à plus tard mes grandes questions sur mon avenir. Je veux profiter un peu.


De lui, de nous, d'eux, des autres.

Les autres...
Tout n'est jamais tout noir, ou tout blanc, tout est toujours un peu tacheté, un peu tâché.
Les vilaines querelles. Pourquoi déjà ?
On ne sait même plus pourquoi on se bat. Et je suis fatiguée de me battre pour sauver des meubles déjà en ruine. Je ne veux plus être celle qui fait le dos rond, qui laisse couler, qui ferme les yeux pour que ça passe plus vite.
Qu'elle boude.


Je n'ai pas tort. Je n'ai pas tort. Je n'ai pas tort. Je n'ai pas tort. Je n'ai pas tort. Je n'ai pas tort. Je n'ai pas tort.Je n'ai pas tort.
 
(mais je n'ai pas dit que j'avais raison.)
 
 

(n'empêche, j'aimerai bien avoir trois ans, encore une fois.)

vendredi 27 janvier 2012

Mon Chevalier

Je suis insupportable.
Je me sens insupportable.
Je passe du chaud au froid, du rire aux larmes en un quart de seconde. Sans savoir pourquoi.
J'ai besoin qu'on m'entende ne rien dire.
J'ai parfois envie de parler, puis plus rien. A quoi bon. Pourquoi développer ?
Je suis fatiguée.
Je rêve d'avenir, et en même temps tout est flou.
Je perds mes repères, des gens qui me tenaient debout ne me manquent même plus.
Je me fais peur. Toutes ces larmes versées m'auraient-elles desséché le cœur ?
Je me rassure en me disant que c'est une mauvaise passe, que ça va passer. Mais ça ne passe pas vraiment.
Je vais bien dans l'ensemble. Mais il suffit que je sois seule plusieurs soirs de suite pour tout remettre en question.
Je souris quand même, je ris aussi, et c'est sincère.




"Elle t'a quitté parce que t'avais toujours peur qu'elle te quitte."
J'ai peur.